Nous avons vécu une grande fête de l’Humanité. Et je voudrais remercier l’ensemble des camarades qui pour dix jours ou pour deux heures ont donné de leur temps, de leur énergie, de leur savoir-faire pour accueillir une partie des 450 000 personnes qui sont venues à la fête.
Le plus frappant était peut-être l’ambiance qui régnait: les gens voulaient faire la fête et, comme les Jeux olympiques l’ont montré plus tôt dans l’été, il y a malgré la haine distillée à la télé et le désespoir vendu par le pouvoir en place une envie de bonheur et de vivre paisiblement ensemble dans ce pays.
Il était frappant de constater aussi que les débats étaient pleins. Le stand du Conseil national du parti comme celui de !’Agora se sont retrouvés à de nombreuses reprises trop petits pour permettre à chacun d’écouter Fabien Roussel, Lucie Castets, Sophie Binet, Angela Davis, et même Dominique de Villepin.
De ces deux constats il est possible de tirer une idée : le bonheur est un choix politique collectif que nous pouvons faire. Il passe par ce qui unit la gauche en ce moment : la nécessité d’une politique favorable à la classe majoritaire, la reprise en main par les travailleurs des richesses qu’ils créent.
Le 1er octobre et dans les jours qui précèdent les communistes devront partout convaincre que la clé du bonheur est à portée de main, en augmentant les salaires, en abaissant l’âge de départ à la retraite, en développant les services publics, en reprenant en main l’énergie, les transports, les banques et les médicaments, en allant chercher l’argent là où il est.
Adrien TIBERTI
Secrétaire fédéral
