Après plus de quinze jours d’atermoiements, les droites ont réussi leur fusion pour parvenir à afficher un gouvernement. Il semble que le président et son premier ministre aient raclé les fonds de tiroir de la droite conservatrice et de la bourgeoisie déconnectée pour trouver cette liste de noms.
Si on ajoute le fait que le Rassemblement national tient ce gouvernement à la gorge par la possibilité qu’il a de le censurer a tout moment, le tableau est bien noir.
Mais la vérité est ailleurs. Ils sont aux abois. Tous ceux qui ont des prétentions dans ce camp politique se tiennent bien éloignés du gouvernement, leur gestion calamiteuse du budget de l’État saute aux yeux de tous et la colère sociale est massive. Le âéni démocratique restera comme une tache indélébile sur le bilan de ceux qui préservent à tout prix les intérêts du capital contre la volonté populaire.
Le temps joue pour nous à condition de maintenir l’unité sur les bases portées jusqu’ici : le changement radical de politique économique. Mais le travail de conviction sur la faisabilité de notre programme n’est pas terminé. Sans relâche nous allons continuer à montrer comment par ses choix budgétaires l’État finance le mode de vie bourgeois pour quelques-uns au détriment du service pu61ic pour tous, favorise la rente en exonérant les plus riches et les grandes entreprises de leurs responsabilités fiscales et se met dans la main des marchés financiers par la dette.
Le 1er octobre peut servir à l’expression de la colère populaire et de la nécessité d’une autre politique. Préparons-le !
Adrien TIBERTI
Secrétaire fédéral
