Au moment où Michel Barnier faisait son discours de politique générale, nous étions nombreux à manifester dans les rues de Paris. Quand l’un engrangeait le soutien quasi officiel de l’extrême droite, nous autres défendions des revendications qui sont majoritaires dans le pays. Cette situation ne doit pas nous surprendre : il n’y a que deux politiques possibles.
Ou on défend les intérêts du capital, ou on défend ceux des travailleurs. L’alliance de fait entre la droite et l’extrême droite a déjà des effets que la personne et surtout le discours du ministre de l’Intérieur illustre. Ce dernier n’a ainsi pas hésité à remettre en cause la notion même d’État de droit. Tout simplement. Encore une fois, quand la bourgeoisie libérale s’aperçoit que le peuple ne soutient plus sa politique elle est prête à renoncer aux libertés.
On pourrait se laisser aller au désespoir face au jusqu’au boutisme de ceux qui sont au pouvoir mais ce serait oublier que c’est leurs actes qui sont désespérés. C’est eux qui ont peur que notre tour vienne. Et si l’alliance entre droite et extrême droite est lourde de dangers immédiats, elle constitue un danger pour eux aussi : révéler que tout ce petit monde défend la même politique.
Et des motifs d’espoir nous en avons : samedi nous inaugurerons le nouveau local de la section du 17e arrondissement alors qu’elle connaît un nouvel essor.
Adrien TIBERTI
Secrétaire fédéral
