Fédération de Paris

Fédération de Paris
Accueil
 
 

Au Parlement européen

 

Aide alimentaire : les pauvres échappent aux coupes claires mais restent dans la précarité

Par Vergiat Marie-Christine, le 16 November 2011

Aide alimentaire : les pauvres échappent aux coupes claires mais restent dans la précarité   A la suite d'une décision de la Cour de justice de l'Union européenne jugeant que l'aide alimentaire ne pouvait plus relever de la Politique agricole commune (PAC), la Commission européenne avait proposé une baisse drastique des financements de 500 millions d'euros en 2011 à 113 millions d'euros en 2012.   Alors que nous étions dans une impasse, depuis des mois, on nous annonce aujourd'hui qu'un accord a enfin été trouvé pour permettre le maintien de l'aide alimentaire aux 13 millions de personnes qui en dépendent pour survivre cet hiver.   La GUE-NGL a largement soutenu la mobilisation des ONG pour dénoncer cette réduction particulièrement insupportable en cette période où l'austérité budgétaire accroit de façon inquiétante le nombre de pauvres.   Mais quelle solution a été trouvée aujourd'hui ? Une solution précaire, valable seulement pour les deux années à venir.   Comment ne pas s'inquiéter pour l'avenir quand la ministre allemande de l’Agriculture (Ilse Aigner) annonce : "Il faut que ce soit très clair : à partir du 1er janvier 2014, il n’y aura pas de politique sociale à l’échelle européenne.   Il faut donc s'interroger sur les termes de l'accord d'aujourd'hui. Nous devons rester très vigilants pour que cette mesure temporaire ne soit pas un baiser de la mort. Il faut poursuivre la mobilisation pour qu'une solution pérenne soit rapidement trouvée et pour que les discours sur la lutte contre la pauvreté qui figure rappelons-le, dans les objectifs de la stratégie 2020, soient traduits dans les actes.

 

A voir

  • Actu' mardi 21 mars - Industrie : stop la casse

Le paquet ferroviaire : Intervention de Jacky Henin Député européen front de Gauche PCF

le 16 November 2011

Le paquet ferroviaire: Les résultats des paquets ferroviaires sont accablants: Le fret, de l’aveu même des rapporteurs  recule, alors que le transport routier émettant des millions de tonnes de CO2 a lui encore progressé. Les infrastructures périclitent faute de financement. Dans une concurrence absurde contre l’avion, on privilégie la grande vitesse au détriment du cadencement local et de l’effet réseau régional. L'ouverture se traduit par toujours moins de services aux usagers.   Malgré de très timides affirmations de principe sur « les conditions d’emploi », on nous propose encore et toujours d’aller plus loin dans la désintégration des entreprises ferroviaire. C’est contre productif et très dangereux pour la sécurité ferroviaire. Cela fait fi, au nom du dogme libéral, des décennies de cultures techniques cheminotes.   Au contraire il faut reconstruire des entreprises ferroviaires nationales publiques, intégrées allant des infrastructures jusqu’à la définition des matériels, en passant par les secteurs voyageurs et frets, ainsi que la recherche-développement.   Et à partir de là, nous pourrons construire un pôle public ferroviaire européen sous la forme d’un Groupement d’intérêt économique (GIE). Le financement des grandes infrastructures ferroviaires pourrait être assuré par la Banque d’investissement européenne (BIE). Ce pôle public serait sous contrôle d’une agence européenne animée par le Parlement européen et les parlements nationaux, avec participation des syndicats de cheminots et des associations d’usagers. La finalité de l’Europe ferroviaire ne doit pas être qu'un centre de profit financier pour quelques groupes. Elle doit être de répondre aux besoins de mobilité des citoyens d’Europe et à la nécessité de transporter de manière sure et écologique les marchandises.